Rêves de Jeunesse : un travail à tout prix Vincent Jarousseau

Rêves de Jeunesse : un travail à tout prix


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C'est l'histoire d'une famille pauvre de Denain, dans le Nord, que les difficultés de la vie n'ont pas réussi à décomposer. Un père et une mère chômeurs, et quatre enfants dont Tanguy, l'aîné, qui porte leurs meilleurs espoirs. À 20 ans, il a décroché son BTS et, pressé de vite travailler, a déjà accepté un boulot sous-qualifié. Pour s'installer avec sa copine Manon.

Denain, près de Valenciennes dans le Nord, a connu ses heures de gloire, du temps de l'industrie minière puis sidérurgique. Depuis la liquidation d'Usinor en 1983, et la disparition de 25 000 emplois directs ou induits, la voici engluée dans la pauvreté.

Le taux de chômage culmine à 32 % (55 % pour les moins de 26 ans) et de nombreux Denaisiens ont renoncé à chercher du travail, malgré l'arrivée, il y a dix ans, du tram valenciennois et de ses promesses de mobilité.

Fraîchement diplômé d'un BTS Maintenance des équipements, Tanguy, 20 ans, yeux bleus et silhouette fine, est allé prendre un job que peu de garçons de son âge, même sans qualification, accepteraient.

De 22h30 à 5h30, il livre une tonne et demie de pain et de brioches industrielles aux quatre coins du département, dans les hôpitaux, maisons de retraites et cantines scolaires
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